3 choses à retenir du Fintech Belgium Summit 2018

2018-10-31T16:41:19+00:0029 octobre 2018|Tags: , , , , , |
Michael Custers
Michael CustersChief Marketing & Strategy Officer
As a strategist & marketer, I help orchestrate go-to-markets, aligning market trends, client demand, solution portfolios and revenue targets.
blockchain development

3 choses à retenir du FinTech Belgium Summit 2018

Pour la troisième fois, Fintech Belgium a réuni les meilleurs du secteur à l’occasion du Fintech Belgium Summit qui s’est tenu à Bozar. Durant cet événement, les participants ont analysé l’influence  de nouvelles tendances comme l’IA, la blockchain, la facturation électronique et l’open banking (avec ses célèbres API) sur les services financiers en Belgique. Comment ces tendances se traduisent-elles concrètement en nouveaux services et solutions ? Quelles opportunités et quels défis présentent-elles ?

Au-delà du buzz, il est temps de faire le point. A retenir du sommet de cette année, trois points principaux :

Ce qui compte, ce sont les données à la base des paiements instantanés. 

Un paiement instantané est un paiement réglé en 5 secondes. En octobre, les banques belges ont annoncé le lancement de ce nouveau service avant la fin de cette année. Pour un particulier, le paiement instantané est évidemment une excellente nouvelle – et ce service est en outre gratuit. Mais qu’en est-il du B2B ? Où se trouve la valeur économique des paiements en temps réel pour les entreprises ?

On ne peut ignorer les innombrables changements opérationnels qui seront nécessaires avant que les entreprises puissent recueillir les fruits  du paiement instantané. On songe par exemple à l’impact que produira la suppression de l’heure limite journalière sur la gestion de la trésorerie et d’autres processus internes. Passer du traitement quotidien de lots de paiements au paiement en temps réel nécessitera aussi un important travail de reprogrammation des logiciels et des mises à jour des réseaux de connectivité.

Pour les transactions B2B, ce qui compte avant tout ce sont les données sous-jacentes du paiement et la manière dont celui-ci est traité. Qui plus est, le traitement doit intervenir au bon moment dans la chaîne financière. Aujourd’hui, le défi à relever porte sur la transformation des processus opérationnels – plutôt que sur le développement de fonctions et fonctionnalités – ce qui incite le marché fintech à murir pour dépasser le stade de l’engouement médiatique.

« L’Open banking : une réalité ? »

La date ultime pour la mise en œuvre de PSD2 est fixée à septembre 2019. Les banques doivent être prêtes avec leur technologie (API) pour ouvrir les comptes clients à des prestataires de services indépendants (TPP – Third Party Service Providers). Les TPP doivent répondre aux exigences de PSD2 et obtenir une licence de la Banque nationale de Belgique ou d’une entité nationale équivalente à l’étranger.

Les banques ont leurs propres défis, liés aux traditions, et une série de réglementations à respecter. Les TPP n’ont pas vraiment le choix aujourd’hui et ils ne peuvent certainement pas se permettre d’attendre septembre 2019 pour commencer à développer des API. Même si ces API sont prêtes plus tôt, rien ne garantit que cette technologie sera suffisamment stable pour servir de base à la construction d’un service. En d’autres termes, pour que les TPP se mettent directement à l’ouvrage, ils doivent continuer à se fier à des méthodes alternatives comme le webscraping ou le reverse engineering pour se connecter aux banques belges.

Enfin, et ce point n’est pas le moins important : les banques ne sont pas très enclines à ouvrir les comptes de leurs clients à n’importe quel TPP. Comme l’a rappelé une banque partenaire, l’un des principaux éléments de l’évolution de l’open banking, c’est la confiance. Un TPP devra donc d’abord convaincre la banque qu’il est un partenaire sûr et qu’il mérite sa confiance.

En conclusion, pour répondre à la question ci-dessus : « L’open banking, une réalité ? Non, nous n’y sommes pas encore vraiment ».

Oui, la blockchain peut être conforme au RGPD

La blockchain allie l’une des principales vagues technologiques à la législation européenne la plus disruptive sur le plan de la protection de la vie privée en 2018. Plusieurs débats de fond se déroulent dans le secteur fintech et au-delà quant à savoir si le RGPD et la blockchain peuvent cohabiter en bonne harmonie.

L’un de nos propres experts en blockchain, Frank Verhaest, faisait partie des orateurs qui ont animé le débat lors du Fintech Belgium Summit. Il en ressort que la blockchain peut être appliquée de manière conforme au RGPD. Mais cela, nous le savions déjà. Mais cette combinaison peut représenter la base d’un processus interbanque innovant d’accueil du client (Know Your Customer –  KYC), comme nous l’explique Frank en détail dans un blog spécialement consacré au sujet : “Comment la blockchain simplifie-t-elle le KYC pour les banques”.

Envie de discuter pour voir comment nous pouvons vous aider à  dépasser le stade de l’engouement médiatique ?

Venez nous rendre visite au Forum for the Future, les 21 & 22 novembre à Bruxelles.