Alex Dossche

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Comment éviter les risques de change à l’importation et à l’exportation

La mauvaise nouvelle ? Le risque de change est réel et potentiellement important pour les entreprises qui font des affaires en dehors de la zone euro. La bonne nouvelle ? Il y a des solutions pour gérer ce risque. Lors d’un webinaire, Ivo Mertens, conseiller principal en matière de change chez notre partenaire iBanFirst, a expliqué certaines de ces solutions.

On ne peut malheureusement pas y échapper : toute entreprise qui importe ou exporte à partir ou à destination de pays situés en dehors de la zone euro doit inévitablement traiter en devises étrangères. Avec tous les risques de change que cela implique. “Ces risques peuvent être évidents, ou au contraire, bien dissimulés”, sait Ivo Mertens. “Par exemple, en tant qu’importateur, vous pouvez payer vos factures en euros, mais cela n’empêche pas votre fournisseur de prendre en compte le taux de change pour fixer ses prix.”

“De même, si vous avez des actifs de valeur, comme des actions, ou des dettes libellées dans une devise étrangère, vous courez un certain risque de change”, poursuit Ivo Mertens. “Et puis il y a les risques qui sont plus ou moins inhérents à l’activité de certaines entreprises ou de certains secteurs. Pensez, par exemple, aux entreprises qui utilisent beaucoup de produits pétroliers : le prix du pétrole est en dollars, ce qui entraîne indirectement un risque de change.”

 

Une monnaie n’est pas l’autre

Les risques de change pour ceux qui font des affaires en dehors de la zone euro sont non seulement réels, mais ils peuvent aussi être très importants. Ce n’est pas pour rien que le marché des devises est connu pour être le plus grand et le plus liquide de tous les marchés financiers, plus grand même que les marchés boursiers et des matières premières. “Pour vous donner une idée : le volume total que tous les marchés boursiers réunis négocient en un an, le marché des changes le fait en cinq jours environ. En d’autres termes, une année complète sur les marchés boursiers mondiaux représente une seule semaine de travail sur les marchés des devises”, résume Ivo Mertens.

Bien entendu, une monnaie n’est pas l’autre et le risque de change diffère d’une devise à l’autre. Les fluctuations de change entre  l’euro et le dollar ne sont rien par rapport à la volatilité de monnaies plus exotiques, comme le rand sud-africain ou la livre turque. “Cette  dernière a perdu la moitié de sa valeur à un moment donné, sans raison apparente. On parle donc ici de risques qui sont d’un autre ordre qu’avec les monnaies plus courantes, comme le dollar américain et la livre sterling.” Néanmoins, même dans des transactions impliquant ces monnaies plus stables, on peut voir une marge bénéficiaire partir totalement en fumée à cause des fluctuations de change si on n’a pas pris les précautions voulues.

 

Pas de prédictions en l’air, mais des analyses de scénarios

Le fait que le marché des changes soit un marché très vaste et liquide signifie également qu’il n’est pas toujours facile à comprendre. Et prévoir les tendances ou les mouvements sur ce marché représente un défi encore plus grand. Pourtant, c’est précisément dans ce domaine qu’Ivo Mertens et ses collègues connaissent un succès croissant. “Les fluctuations de certaines devises les unes par rapport aux autres entraînent un certain risque de change”, explique-t-il. “Cela dépend des devises en question, comme je l’ai déjà dit, mais aussi, par exemple, des volumes qu’une entreprise exporte ou importe et de la durée de l’exposition au risque en question.”

“Certes, on ne peut jamais prédire avec une certitude absolue comment telle ou telle paire de devises va évoluer à l’avenir”, admet Ivo Mertens. “Mais on peut élaborer un certain nombre de scénarios possibles et calculer leurs probabilités statistiques dans un intervalle donné. Sur la base de ces calculs d’approximation, on peut finalement, après une analyse de scénario, proposer un certain nombre de solutions concrètes à nos clients.”

Car il y a des solutions. “Les entreprises peuvent parfaitement se couvrir contre la plupart des risques de change. Même les risques de change indirects, auxquels j’ai fait référence précédemment, peuvent être couverts. Il suffit d’un peu plus d’analyse et d’étude pour cartographier ces risques avec précision. Cela étant fait, on peut proposer une solution adaptée, plus ou moins dynamique, qui correspond effectivement à vos besoins, à votre vision et, surtout, à votre goût du risque”, conclut Ivo Mertens.

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